La revue scientifique américaine Science faisait paraître il y a
quelques semaines un article passé sous silence par la plupart des médias occidentaux mais qui mérite pourtant l'attention de nos lecteurs et que nous reproduisons ci-dessous. Nous espérons
qu'ils seront intéressés par les découvertes du Dr James Forbes, spécialiste ès pathologie chronique du fonctionnement musculaire.
On a longtemps cru que l'exercice physique était bon pour la santé, en particulier pour la neurogénèse (le phénomène par lequel le cerveau produit de nouveaux neurones). Une récente série d'observations fortuites sur le comportement de plusieurs souris du laboratoire d'analyse musculaire du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a conduit à une remise en question partielle de cette théorie.
En effet, pendant la deuxième quinzaine de juillet, période de très fortes chaleurs sur la côte Nord-Est des Etats-Unis cette année, plusieurs souris ont démontré lors de leurs exercices quotidiens une étonnante aptitude à accroître le volume de leurs muscles au fur et à mesure qu'elles dépensaient leur énergie.
Nous sommes arrivés après plusieurs jours d'expériences complémentaires à comprendre les raisons de cet étrange phénomène. Il semblait que la piètre qualité de l'air respiré par les souris avait occasionné ce soudain changement morpho-physiologique. Les journées en question avaient été particulièrement chaudes et la pollution atmosphérique, bien que largement moins nocive au sein du laboratoire qu'à l'extérieur, avait été la cause de cette évolution soudaine et dramatique, les souris mourant en effet toutes quelques jours après ce pic de pollution.
Cette mort – naturelle – provenait du fait que l'accroissement de la masse musculaire des souris avait conduit à une atrophie progressive de leur enveloppe pulmonaire et une insuffisance soudaine de leur débit cardiaque.
Ces conclusions sont-elles applicables aux souris de tous âges et de toutes races ? Sommes-nous là face à un cas d'évolution d'espèce ? Nous ne pouvons le dire avec certitude. De nouvelles études devront être menées avant de déterminer avec précision la dangerosité pour les souris d'un effort physique prolongé conjugué à une oxygénation de leur organisme par un air malsain.
Par Fantasimus
Une souris à l'agonie...